Rapport sénatorial sur la santé mentale en France : pour mieux comprendre la Grande Cause Nationale 2025
Après la COVID-19, les territoires sont en première ligne de la santé mentale.
La crise sanitaire de la COVID-19 a laissé une empreinte durable sur la santé mentale des Français. Selon Santé publique France, un tiers des adultes déclare avoir connu des symptômes anxieux ou dépressifs depuis 2020. Les jeunes, les personnes en situation de précarité et les femmes sont particulièrement touchés.
Derrière ces chiffres, ce sont nos territoires qui sont en première ligne. Car la santé mentale n’est pas qu’une affaire de soins médicaux : elle dépend aussi de l’environnement de vie, du lien social et des politiques locales.
Les collectivités locales ont un rôle décisif à jouer :
· Prévention et sensibilisation : soutenir les campagnes locales d’information, déstigmatiser les troubles psychiques et promouvoir le bien-être.
· Aménagement urbain : développer des espaces verts, des lieux de rencontre et de convivialité, facteurs protecteurs avérés pour la santé mentale.
· Soutien aux associations : accompagner celles qui offrent écoute, médiation et entraide, notamment auprès des publics vulnérables.
· Accès aux services : favoriser la coordination entre acteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaires pour éviter les ruptures de parcours.
Comme le rappelle l’OMS (2022), investir dans la santé mentale au niveau local, c’est investir dans la résilience, la cohésion sociale et l’attractivité de nos territoires.
En tant qu’élus, nous sommes des acteurs essentiels de cette dynamique. La santé mentale ne doit plus être pensée comme une compétence isolée, mais comme un enjeu transversal qui concerne toutes les politiques publiques locales : urbanisme, culture, jeunesse, sport, solidarité.
Gilbert Hangard, président de l’association « Elus, santé publique et territoires » / (source : LinkedIn)
Télécharger le rapport du Sénat 787 :
https://www.senat.fr/rap/r24-787/r24-787.html
Publié le 25 août 2025 à 04:30